[LES ECHOS] : « Notre société est organisée autour d’un climat qui n’existe plus »

Portrait de Clément Laurent pour Les Echos
Clément Laurent, Responsable RSE chez Axys, partage sa vision sur l’intégration du risque climatique en entreprise. Une prise de parole relayée par Les Echos.

Quarante jours de pluie consécutifs, crues, inondations, puis deux épisodes de chaleur précoce : 2026 s’impose comme un révélateur. Pas d’une anomalie météorologique, mais d’une réalité désormais installée. C’est à partir de ce constat que Clément Laurent, Responsable RSE chez Axys, a pris la parole dans Les Échos pour interpeller décideurs publics et dirigeants d’entreprise : l’adaptation climatique ne peut plus attendre.


Ce que dit la tribune : trois messages clés

1. Le climat a changé. Nos structures, non.

Écoles surchauffées, villes incapables de se refroidir la nuit, chaînes d’approvisionnement fragilisées, cultures agricoles sous tension, accidents du travail lors des pics de chaleur… Le diagnostic est sans appel : la France reste organisée pour un climat qui n’existe plus.

Clément Laurent rappelle que si le PNACC-3 a le mérite de fixer une trajectoire claire — +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050, +4 °C en 2100 — il ne suffit pas. Sans financement massif ni capacité d’exécution réelle, un plan de plus ne fait pas une transformation.

2. Les entreprises sont exposées, mais ne peuvent pas tout porter seules.

Seuls 12 % des dirigeants de PME et ETI déclarent avoir défini une stratégie d’adaptation au risque climatique (source : Bpifrance). Un chiffre qui révèle la vulnérabilité du tissu économique français face à des événements qui, hier encore, étaient qualifiés d’exceptionnels.

Mais les entreprises ne peuvent agir seules. Sécuriser un bassin agricole, rationaliser l’accès à l’eau, rénover des infrastructures : ces défis appellent des synergies nationales, une visibilité réglementaire et un soutien financier à la hauteur. L’adaptation est un enjeu collectif.

3. Réparer après chaque choc, c’est une impasse.

Le paradoxe est saisissant : en 2025, la France consacrait 1,7 milliard d’euros à l’adaptation climatique… contre 2,52 milliards d’euros versés en moyenne chaque année depuis 2016 pour indemniser les catastrophes naturelles (source : I4CE). On finance aujourd’hui les dégâts du modèle d’hier, plutôt que la résilience de demain.

La conclusion de Clément Laurent est directe : l’adaptation doit devenir un pilier budgétaire et industriel à part entière, au même titre que l’énergie ou la défense. Non pas une réponse à la crise, mais une planification en amont.


Pourquoi cette prise de parole compte pour Axys

Chez Axys, la RSE n’est pas un exercice de communication. C’est une conviction ancrée dans notre façon d’accompagner les organisations et dans notre propre trajectoire en tant que cabinet.

Axys est certifié Ecovadis Platinium et titulaire du Label Engagé RSE (ISO 26000), deux reconnaissances qui témoignent d’un engagement concret et mesuré. Nous accompagnons également nos clients sur les enjeux de pilotage de la performance extra-financière, de mise en œuvre de la directive CSRD et d’intégration des enjeux ESG dans leur stratégie de transformation.

La tribune de Clément Laurent s’inscrit dans cette logique : contribuer au débat public, partager notre lecture des enjeux, et rappeler que la transition ne se fera pas sans une montée en puissance collective des entreprises comme des pouvoirs publics.


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